Etape importante dans les coopérations scientifiques France – Nouvelle-Zélande : Lancement du premier « Laboratoire sans murs » [en]

Le professeur Lockhart de Massey University et le Dr Hennion du Centre National de la Recherche Scientifique ont signé un accord en novembre 2018 pour créer le premier « laboratoire sans murs » entre la France et la Nouvelle-Zélande.

Au cours des quatre prochaines années, les deux groupes de recherche étudieront l’adaptation au changement climatique des plantes alpines subantarctiques et néo-zélandaises. C’est une étape importante pour les collaborations scientifiques, puisqu’un tel niveau de coopération structurelle entre les deux pays n’avait jamais été atteint.

Qu’est-ce qu’un « laboratoire sans murs » ?

Un Laboratoire International Associé (LIA), aussi dénommé « laboratoire sans murs », est une des cinq actions structurantes développées par le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) pour donner une visibilité institutionnelle aux coopérations stratégiques :
• Projets de recherche conjoints (PRC),
• Réseau de recherche international (INR),
• Unité mixte internationale (UMI),
• Projet international de coopération scientifique (PICS),
• Laboratoire international associé (LIA).

Les candidats retenus pour un LIA peuvent mettre en commun leurs ressources humaines et matérielles pour mener à bien un projet de recherche sur une période de quatre ans.
En savoir plus : http://www.cnrs.fr/derci/spip.php?article22

Quel est le projet scientifique ?

« Les Alpes néo-zélandaises et les îles subantarctiques sont des environnements extrêmes où les plantes sont fortement exposées aux impacts du changement climatique. Les espèces présentes dans ces environnements ont des caractéristiques bien particulières qui leur permettant d’y survivre. Dans quelle mesure les espèces s’adaptent-elles ? Par quels moyens peuvent-elles s’adapter à un environnement changeant ? Nous cherchons à répondre à ces questions par des études génétiques et écophysiologiques d’espèces végétales étroitement apparentées trouvées sur les deux sites.

En examinant la manière dont les espèces ont répondu au changement par le passé, nous anticiperons la manière dont elles réagiront à l’avenir. Ces connaissances peuvent être utilisées pour nous renseigner sur les efforts de conservation de l’environnement : quels efforts sont les plus nécessaires et lesquels ont le plus de chances de réussir. ”- Prof. Lockhart, chercheur à l’Université Massey.

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Les régions alpines de la Nouvelle-Zélande et les îles subantarctiques font parties des systèmes les plus vulnérables face au réchauffement climatique. Ce projet de recherche inclura des travaux de terrain menés sur les sites uniques des Alpes de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande (photo ci-dessus).

Rencontrez les scientifiques :

Le projet, appelé AntarctPlantAdapt, implique quatre laboratoires :
• UMR ECOBIO, CNRS, Université de Rennes 1,
• UMR ESE, CNRS, AgroParis Tech, Orsay, Université Paris-Sud,
• Biologie de l’évolution des plantes, Faculté des sciences fondamentales, Massey University,
• Modélisation computationnelle, département de mathématiques et de statistique, University of Otago.

Prof Peter Lockhart, chercheur principal en Nouvelle-Zélande

PNGProf Peter Lockhart iest chercheur à la Faculté des sciences fondamentales de Massey University. Il étudie le potentiel d’adaptation des plantes, des ravageurs et des agents pathogènes. Peter est également coordinateur d’un réseau UNESCO UNITWIN Science pour le développement durable en Océanie, qui a mis au point des diagnostics ADN sur le terrain pour la santé des plantes, des animaux et des humains. Ses réalisations scientifiques lui ont valu une bourse de recherche Alexander von Humboldt et une bourse de la Royal Society de la Nouvelle-Zélande.

Dr Françoise Hennion, French principal investigator

PNGDr Françoise Hennion fait partie de l’unité « Ecosystèmes, biodiversité et évolution - ECOBIO » du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de Rennes. En tant que spécialiste de l’écologie évolutive, elle étudie le potentiel des espèces végétales à réagir au changement climatique. Son cadre de recherche privilégié se situe dans les îles isolées subantarctique, et en particulier dans les îles de Kerguelen (Terres australes françaises).

Dernière modification : 21/12/2018

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