Fonds Pacifique 2019 : trois nouveaux projets régionaux de recherche scientifique sélectionnés

Le comité de sélection du Fonds Pacifique a retenu cette année trois projets menés par les institutions Xerra Earth Observation Institute Ltd, Victoria University of Wellington et Plant and Food Research Ltd. Un financement total de 70 000 euros sera attribué pour soutenir ces trois projets scientifiques.

Créé en 1985 par le Ministère des affaires étrangères, le « Fonds Pacifique »cofinance chaque année des projets sociaux, économiques, scientifiques et culturels visant à l’insertion régionale de la Nouvelle–Calédonie, de la Polynésie française et des îles Wallis-et-Futuna. L’appel à projets se déroule annuellement entre septembre et novembre pour des projets démarrant l’année suivante.

En 2019, trois nouveaux projets de collaboration entre organismes de recherche néozélandais et collectivités françaises du Pacifique ont été retenus :

Protéger les ressources halieutiques par la surveillance par satellite

Ce projet mené par Xerra Earth Observation Institute Ltd (anciennement dénommé le Centre for Space Science Technology) est dédié à la protection contre la pêche illégale par l’utilisation d’une nouvelle technique de surveillance satellitaire et va bénéficier d’un soutien financier à hauteur de 30 000 euros.

« La pêche illicite, non déclarée et non réglementée menace la sécurité alimentaire, compromet l’intégrité des écosystèmes protégés et met en péril la survie économique de ceux qui pêchent légitimement. Ce projet met l’accent sur la communication et le transfert de technologie avec la Polynésie française et la France pour comprendre et répondre aux besoins maritimes des territoires français du Pacifique. » Dr David Kelbe, scientifique à Xerra Earth Observation Institute.

Filets de pêche - Fishing nets - JPEG

Analyse économique du tourisme dans les îles du Pacifique : Cas de la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie Française et du Vanuatu

Ce projet mené par Victoria University of Wellignton est financé par le Fonds Pacifique à hauteur de 25 000 euros.

Le tourisme reste un phénomène encore mal connu et dont les effets dans ses différentes dimensions sont difficilement mesurables. Cela est encore plus vrai dans le cas des îles océaniennes où cette activité est pourtant souvent essentielle, tant du point de vue économique et social que de celui de la structuration des espaces et du peuplement.

Ce projet consiste en une étude comparée de l’impact économique du tourisme dans trois territoires océaniens : la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie Française et le Vanuatu. Ces trois territoires n’ont pas encore développé de comptes satellites du tourisme pourtant si utiles aux politiques économiques.

« Pour ce faire, nous nous appuierons en partie sur des méthodes et des outils d’analyse utilisés en Nouvelle-Zélande. Ces derniers sont remarquablement riches d’enseignements et peuvent être appliqués aux diverses dimensions du tourisme (gestion des destinations, impacts économiques, élaboration d’une stratégie touristique). L’objectif est de concevoir un cadre d’analyse du tourisme et de ses effets, en collaboration avec les formations proposées dans les universités de ces trois territoires, afin de développer sur le long-terme une meilleure capacité de prospective dans ce domaine. » Dr Mondher Sahli, directeur de programme à Victoria University of Wellington.

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Plage et parasols - People on the beach

Réseau de coopération pour la biosécurité dans le Pacifique

Un financement de 15 000 euros est accordé à ce projet via le Fonds Pacifique.

« L’arrivée de nouvelles maladies de plantes au sein des écosystèmes insulaires du Pacifique constitue une réelle menace pour la biodiversité et l’économie en générale, mais peut également prendre une ampleur sociale et culturelle. Dans chaque région, l’utilisation des plantes englobe l’alimentation, la médecine et les constructions traditionnelles. Elles peuvent également avoir une valeur patrimoniale et spirituelle.

L’objectif de ce projet est de construire un réseau de biosécurité à travers le Pacifique afin de contribuer à une meilleure compréhension des impacts de maladies de plantes sur les communautés autochtones de chaque pays.

Dans ce cadre, il est envisagé d’organiser des rencontres sous forme de séminaires et tables rondes entre les représentants des peuples autochtones de la région (Māori de Nouvelle-Zélande, Kanak de Nouvelle Calédonie et Tahitiens de Polynésie Française) et de la biosécurité, pour aborder entre autre la gestion des pathogènes invasifs tels que la rouille des Myrtaceae (Myrtle rust). » Alby Marsh, conseiller en partenariat Māori – Te Raranga Ahumara, Plant and Food Research Limited.

Feuille malade - Sick leaf - JPEG

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Dernière modification : 21/06/2019

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