Juin 2017 : Editorial de Mme l’Ambassadeur

Chers compatriotes, chers amis de la France et de la Nouvelle-Zélande,

Ambassadeur Florence Jeanblanc-Risler - JPEGEn ce milieu d’année, cette lettre est l’occasion de revenir sur quelques éléments marquants pour notre communauté, l’activité de l’ambassade de ces derniers mois et l’actualité à venir.

1. Une actualité synonyme d’échéances électorales importantes pour nos deux pays

La France vient d’élire son nouveau Président de la République, M. Emmanuel Macron. M. Edouard Philippe a été nommé Premier ministre. M. Jean-Yves Le Drian est le nouveau ministre des Affaires étrangères. Il y a quelques jours, nous avons également choisi nos représentants à l’Assemblée nationale. Dans notre circonscription, la 11ème des Français de l’Etranger, Mme Anne Genetet a été élue. Ce nouveau paysage politique en France suscite une immense curiosité dans le monde, y compris en Nouvelle-Zélande, et représente une occasion formidable de promouvoir une nouvelle image dynamique de notre pays. Le 23 septembre, ce sera au tour de nos amis néo-zélandais de se rendre aux urnes pour élire leurs représentants au Parlement.

2. Une envie de créativité et d’innovation pour regarder vers l’avenir sans oublier notre histoire commune

En mars, j’ai participé aux commémorations des 100 ans de la bataille d’Arras aux côtés des familles des soldats et tunneliers néo-zélandais et des Îles Cook ayant contribué à la préparation de la bataille. La présence en France à cette occasion de l’Attorney général et représentant du gouvernement néo-zélandais, Chris Finlayson, a illustré un moment de notre histoire partagée. Cette visite fut également l’occasion pour le ministre Finlayson d’évoquer le défi commun, et malheureusement d’actualité, de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

La France et la Nouvelle-Zélande écrivent aussi leur avenir commun par l’innovation. Dans le cadre des rencontres Antipodes 2017 organisées par l’Ambassade et dédiées à la création et aux nouvelles technologies, 11 start-ups néo-zélandaises ont participé en juin à Futur en Seine et Viva Technology à Paris. L’occasion d’initier de futures collaborations avec la « French Tech ». La France, à Paris en particulier, devient un des écosystèmes les plus accueillants pour les start-ups et entreprises innovantes. Les initiatives telles que la création d’un fonds de soutien à l’innovation à hauteur de 10 milliards d’euros et le lancement du Passeport talent devraient permettre à de nombreux entrepreneurs étrangers de choisir notre pays pour donner vie à leurs projets.

Notre coopération scientifique a également le vent en poupe. En 2017, quatre nouveaux projets de recherche néo-zélandais en physique, biologie et géophysique ont été sélectionnés dans le cadre du programme Dumont d’Urville etl’appel à projets 2018 est ouvert. A partir du 1er juillet, la recherche océanographique française sera visible en Nouvelle-Zélande. L’expédition scientifique de la goélette Tara fait escale à Auckland à la rencontre du public. Tara est l’ancien navire de Sir Peter Blake, et représente un trait d’union entre nos deux pays. A son bord, des scientifiques mènent actuellement des recherches dans le Pacifique afin de comprendre l’impact du changement climatique et des activités humaines sur le développement des récifs coralliens.


3. L’engagement et l’intégration de notre pays et de ses territoires dans la région Pacifique changent de dimension

Deux projets de câbles sous-marins vont offrir à nos territoires une meilleure connectivité numérique avec la région. Les premiers sondages des câbles sous-marins, Tui , qui reliera Wallis et Futuna au câble Samoa-Fidji et Manatua qui raccordera, depuis Tahiti, les îles Cook, Niue et Samoa, ont été effectués. Ces grands travaux permettront de connecter prochainement et en haut-débit des territoires isolés.

L’intégration est également politique. En septembre, la Polynésie Française et la Nouvelle-Calédonie participeront pour la première fois en tant que membres de plein droit au Sommet du Forum des Iles du Pacifique à Apia (Samoa).

Cette intégration se traduit aussi dans le cadre des accords de coopération FRANZ (France, Australie, Nouvelle-Zélande) et la mise à disposition de moyens humains et financiers aux territoires touchés par les catastrophes naturelles. Au Vanuatu, suite au passage destructeur de l’ouragan Donna en mai, la France a notamment financé des opérations d’évaluation et de transport. Nous célébrerons en décembre prochain les 25 ans de cet accord tripartite à dimension humanitaire.

4. Une programmation sportive d’une grande richesse

L’annonce est officielle depuis février. En 2019, la France succédera à la Nouvelle-Zélande et accueillera les championnats du monde de tonte de moutons et de ramassage de laine. J’ai activement participé à la promotion de cette candidature, y compris en tondant mon premier mouton. Il s’agit bien d’un sport ! Lors d’une récente visite en Haute-Vienne, le Président de la République a pu découvrir cette pratique dans laquelle les Néo-Zélandais excellent.

Dans l’attente du vote d’attribution des Jeux Olympiques qui interviendra à Lima (Pérou) le 13 septembre 2017, l’équipe de l’ambassade continue à promouvoir Paris 2024, un projet durable, accessible à tous et qui place les athlètes au cœur de cette grande fête du sport. A l’instar de l’ambassade, de nombreux grands champions et de centaines de milliers de « fans », vous pouvez également partager vos messages de soutien sur les réseaux sociaux !

A la date hautement symbolique du 11 novembre, le Stade de France accueillera un test match entre le XV de France et les All Blacks. Enfin, la France est également candidate à l’organisation de l’Exposition universelle en 2025 et de la Coupe du monde de rugby en 2023, autant d’occasions de valoriser notre savoir-faire et notre pays.

A l’approche de notre fête nationale, je vous souhaite, mes chers compatriotes, de partager ce moment si spécial avec nos amis Néo-Zélandais à travers le pays.

Vive la République, Vive la France

Florence Jeanblanc-Risler

Dernière modification : 12/01/2018

Haut de page