La coopération scientifique à l’œuvre en Antarctique ! [en]

De retour d’une mission en antarctique, l’ambassadeur de France, Florence Jeanblanc-Risler insiste sur l’importance de la coopération scientifique en matière de lutte contre le changement climatique.

Arrival of a scientific delegation at the Mario Zucchelli research station - JPEG

Florence Jeanblanc-Risler est rentrée mercredi 1er novembre d’un déplacement de cinq jours en antarctique où elle s’est rendue avec son homologue italien Fabrizio Marcelli.

Ce déplacement a permis à l’ambassadeur de se rendre dans la région de la baie Terra Nova et de visiter les bases de recherche d’été italienne, Mario Zuchelli et allemande, Gondwana, ainsi que la station sud-coréenne, Jang Bogo, active tout au long de l’année.

Les deux ambassadeurs ont également pu échanger via Skype avec les scientifiques membres de l’équipe franco-italienne qui mène des recherches au sein de la station Concordia.

Cette base, seule base permanente européenne située à l’intérieur des 14 millions de kilomètres carrés du continent antarctique peut accueillir jusqu’à 16 personnes en « hivernage » et 50 en été, héberge des équipes de recherche de l’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV), de l’Agence nationale italienne des Nouvelles technologies, de l’Energie et du Développement économique durable (ENEA) et du Programme national italien de recherche en antarctique (PNRA).

Flag-raising ceremony at the Mario Zucchelli research station - JPEG
Pour Florence Jeanblanc-Risler, l’antarctique est le symbole d’une coopération scientifique internationale fructueuse synonyme d’une meilleure compréhension de notre planète.

Dans un environnement austère, l’entraide et la coopération sont nécessaires à la conduite des projets nationaux menés en antarctique.

Les glaces antarctiques ont capturé l’empreinte de phénomènes climatiques vieux de plusieurs centaines de milliers d’années dont l’étude permet de décrypter les transformations climatiques passées.

Les scientifiques français et italiens de la base Concordia ont identifié un site favorable à un forage glaciaire qui pourrait permettre de reconstituer le climat sur plus d’un million et demi d’années.

Grâce aux recherches menées dans l’antarctique, les scientifiques ont pu recréer le climat des 800 000 dernières années

Pour l’heure, grâce au programme de forage glaciaire européen EPICA (10 pays impliqués), les scientifiques ont pu reconstituer le climat des 800 000 dernières années, joue un rôle majeur dans les travaux actuels du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Le scientifique français Claude Lorius dépeint par le réalisateur Luc Jacquet dans le documentaireIce and the Sky (La Glace et le ciel) commença à étudier l’antarctique en 1957, il fut notamment le premier à exprimer à alerter du risque liée au changement climatique.

Avant son retour, l’ambassadeur a pu rencontrer les scientifiques français sur le point d’intégrer la base française Dumont d’Urville pour mener leurs recherches.

Florence Jeanblanc-Risler remercie son Excellence Fabrizio Marcelli et le chef de la 33eme expédition PNRA, M. Alberto Della Rovere pour leur hospitalité lors de son séjour sur la base italienne Mario Zucchelli.

Dernière modification : 07/11/2017

Haut de page