Le commerce bilatéral entre la France et la Nouvelle-Zélande en 2017

Après une chute en 2016, le montant total du commerce bilatéral continue à baisser, s’établissant à 785M€ en 2017 (-14%). Selon les douanes françaises, les exportations française reculent de 21,7% à 417M€, notamment du fait de la forte baisse des livraisons d’aéronefs (-78,2% à 49 M EUR), qui représentaient en 2016 le premier poste d’exportation (225 M EUR soit 42% du total). Les importations de Nouvelle-Zélande vers la France connaissent un repli plus modéré de -3,4% à 368 M€. La baisse plus rapide de nos exportations a entraîné une forte baisse du solde commercial (-67,9%), qui reste néanmoins excédentaire (49 M EUR).

1. Dans un contexte de baisse des flux bilatéraux, la France conserve son excédent commercial pour la 5ème année consécutive.

Après une baisse de 17% en 2016, les flux d’échanges bilatéraux ont à nouveau fortement baissé, passant de 913 M€ à 785 M€ à la fin 2017, soit -14%. Cette évolution s’explique par le net recul de nos exportations (-21,7%) accompagné d’un repli plus modeste des importations (-3,4%). En 2017, la Nouvelle-Zélande est le 74ème client (66ème en 2016) et le 73ème fournisseur (71ème en 2016) de la France . Les exportations françaises vers la Nouvelle-Zélande ne représentent que 0,09% de nos exportations totales (0,12% en 2016) et les importations en provenance de Nouvelle-Zélande 0,07% des importations totales comme en 2016.

Les exportations françaises, fortement dépendantes des livraisons d’aéronefs et des machines agricoles et forestières, sont plus volatiles que les importations, composées essentiellement de produits agro-alimentaires. Après avoir chuté de moitié entre 2006 et 2009 jusqu’à 201,2 M€, les exportations sont reparties à la hausse pour atteindre un record de 700 M€ en 2015, avant de baisser à nouveau, à 532 M€ en 2016 (-25,9%), et à 417M€ en 2017 (-21,7%). En revanche, les importations en provenance de Nouvelle-Zélande montrent une plus grande stabilité, se situant ces dernières années entre 300 et 400 M€ (368 M€ en 2017).

La France a connu un déficit bilatéral avec ce pays entre 2006 et 2010, allant jusqu’à un plus bas historique de -138,6 M€ en 2009, mais l’appréciation du dollar a favorisé le retour à l’excédent en 2011 (+48,8 M€). Malgré les évolutions de taux de change, l’excédent s’est maintenu depuis 2013 (avec un point haut de 304 M€ en 2015). Il s’est toutefois fortement réduit en 2017, avec 48 M€ en 2017 (-67,9% face à 2016), soit le 64ème excédent bilatéral de la France (46ème en 2015).

2. La chute des exportations s’explique principalement par la baisse des livraisons d’aéronefs, que ne compense pas la hausse des exports de machines.

Les exportations des aéronefs et engins spatiaux ont connu une chute très importante en 2017 (-78,2%) et ne sont plus le premier poste d’exportations, avec un total de 49 M€. Ce flux est très variable car les exportations sont dépendantes des contrats signés par Airbus avec la compagnie nationale Air New Zealand. Si l’année 2015 avait été riche en livraisons qui avaient permis une progression des exportations du secteur de 111%, les années 2016 et 2017 sont des années de « creux ». Un rebond pourrait cependant intervenir dans les années à venir car le projet de renouvellement de la flotte de long-courriers B777-200ER d’Air New Zealand représente une opportunité pour Airbus via l’A350-1000. Airbus n’est aujourd’hui présent que sur le segment des vols court et moyen-courriers (à la fois domestiques et à destination de l’Australie et des pays du Pacifique).

En revanche, les livraisons de machines ont été très dynamiques en 2017. L’augmentation de 82,3% des exports de machines agricoles et forestières (52 M€ soit 12,6% du total) leur donne maintenant la première place. Ce secteur génère à lui seul un solde de 50 M€. De même, l’investissement des entreprises tire à la hausse les ventes de matériel de levage et de manutention (10,6 M€ ; +52,3%), les machines pour l’extraction et la construction (M€ 3,4 ; +43,4%) et les machines pour les industries du papier et du carton (4,8 M€ + 231,2%). Toutefois, les exportations des machines pour l’industrie agroalimentaire sont en baisse (2,7 M€ ; -35,8%).

Les véhicules automobiles, 3ème poste d’exportation, ont doublé en 2017 pour atteindre 34 M€. Les constructeurs français occupent néanmoins toujours une place modeste sur ce marché (1,1% du marché des particuliers).

Les autres postes connaissent des évolutions contrastées : les bateaux de plaisance augmentent (10,5 M€ ;-196,8%), tandis que reculent les produits chimiques organiques de base (5,9 M€ ; -36,5%) et les préparations pharmaceutiques (10,6 M€ ; -18%).

3. Les importations en provenance de Nouvelle-Zélande, principalement des produits agroalimentaires et agricoles, reculent légèrement à 368 M€ (-3,4%).

L’industrie des produits agroalimentaires, 1er poste d’importation vers la France, représente à elle seule 52,6% du total avec 194 M€, soit une légère hausse (+1,8%). Au sein de ce secteur, les exportations néo-zélandaises de viandes (63% des produits agroalimentaires et 33,6% du total) augmentent de 1,8% à 123 M€ et celles de fromages et produits laitiers (13,9% des produits agroalimentaires) augmentent de 1,5% à 26,9 M€. De même, les ventes néo-zélandaises de vins sont en hausse (16 ,7 M€ soit +13,2%), mais les préparations et conserves à base de produits de la pêche baissent légèrement (25,3 M€ ; -3,7%).

En revanche, les importations de produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture, 2ème poste (20,8% du total) sont en baisse d’1,4% à 77 M€. Cette baisse s’explique notamment par la forte baisse des flux de céréales, légumineuses et oléagineux (-49% à 7,5 M€) qui fait plus que compenser la légère hausse des importations de fruits hors fruits à pépin et noyau, notamment de kiwis (+4,4% à 47 M€).

L’essentiel de la baisse des importations s’explique toutefois par les flux de produits manufacturés (hors matériel de transport) qui baissent de 19,8% et n’atteignent plus que 78,7 M€. Plus particulièrement, les instruments et fournitures à usage médical et dentaire restent le 3ème poste d’importation mais sont en forte baisse (-21,9%, à 44,7 M€).

Commentaire : Si notre commerce bilatéral reste modeste, la centaine de filiales françaises témoignent cependant de l’intérêt et des opportunités économiques du pays. C’est notamment le cas dans le secteur des infrastructures (eau, énergie, environnement, ingénierie, construction) et de l’agroalimentaire (produits laitiers, transformation). Une nouvelle mission de MEDEF international est prévue en marge d’un prochain déplacement ministériel. Elle permettra de relancer l’intérêt de nos entreprises pour ce pays (en particulier dans l’agroalimentaire et les équipements agricoles où la concurrence italienne et allemande est appuyée par des missions de promotion commerciale) et alors que l’accès au marché devrait être facilité par un futur ALE UE-NZ.

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Annexes
graphique de l'évolution annuelle du commerce bilateral 2017 - PNG
niveau du commerce bilatéral 2017 - PNG
taux de change - PNG
ventilation sectorielle exportations 2017 - PNG
ventilation sectorielle importations 2017 - PNG

Evolution annuelle du commerce bilatéral en milliers d’euros (douanes françaises)
Evolution annuelle en milliers d’euros (douanes françaises) Exportations Importations
Valeur 2016 Valeur 2017 Evolution(%) Part (%) Valeur 2016 Valeur 2017 Evolution (%) Part (%)
Ensemble 532 438 417 095 -21,7 100,0 381 711 368 647 -3,4 100,0
Produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture 5 980 5 786 -3,2 1,4 78 130 77 014 -1,4 20,9
Hydrocarbures naturels, autres produits des industries extractives, électricité, déchets 74 517 599,0 0,1 202 165 -18,1 0,0
Hydrocarbures naturels et autres produits des industries extractives 14 41 202,0 0,0 188 127 -32,6 0,0
Électricité et gaz manufacturé 0 0 0,0 0 0 0,0
Déchets industriels et ménagers 60 476 687,9 0,1 14 39 178,0 0,0
Produits des industries agroalimentaires (IAA) 54 438 59 127 8,6 14,2 190 616 193 996 1,8 52,6
Produits pétroliers raffinés et coke 694 825 18,9 0,2 0 0 3737,5 0,0
Equipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique 97 803 131 543 34,5 31,5 12 782 16 445 28,7 4,5
Produits informatiques, électroniques et optiques 15 609 17 927 14,8 4,3 3 894 4 702 20,7 1,3
Équipements électriques et ménagers 21 313 20 586 -3,4 4,9 2 927 2 204 -24,7 0,6
Machines industrielles et agricoles, machines diverses 60 880 93 030 52,8 22,3 5 960 9 540 60,1 2,6
Matériels de transport 250 171 98 005 -60,8 23,5 1 378 1 502 9,0 0,4
Autres produits industriels 121 993 120 585 -1,2 28,9 98 049 98 049 -19,8 21,3
Textiles, habillement, cuir et chaussures 7 601 8 842 16,3 2,1 873 1 201 37,6 0,3
Bois, papier et carton 16 689 17 279 3,5 4,1 1 084 1 060 -2,2 0,3
Produits chimiques, parfums et cosmétiques 36 883 35 424 -4,0 8,5 3 537 2 266 -35,9 0,6
Produits pharmaceutiques 20 533 18 040 -12,1 4,3 9 027 8 609 -4,6 2,3
Produits en caoutchouc et en plastique, produits minéraux… 17 162 18 123 5,6 4,3 2 771 1 716 -38,1 0,5
Produits métallurgiques et métalliques 12 776 11 566 -9,5 2,8 22 418 17 635 -21,3 4,8
Produits manufacturés divers 10 350 11 312 9,3 2,7 58 339 46 181 -20,8 12,5
Produits divers 1 285 706 -45,1 0,2 554 855 54,3 0,2
Produits de l’édition et de la communication 735 288 -60,9 0,1 334 75 -77,6 0,0
Plans et dessins techniques ; plaques et films photographiques… 0 0 -100,0 0,0 0 0 0 0,0
Objets d’art, d’antiquité et de collection 549 418 -23,9 0,1 220 781 254,6 0,2

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Dernière modification : 04/04/2018

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